lundi 29 août 2011

aujourd'hui, j'ai un appart' à Berlin.

Ca y est, je suis indépendante. J'ai mon appart' à Berlin.

Depuis le temps que je rêvais de dire ça.

J'avais jamais compris pourquoi les gens râlaient au moment d'un déménagement. Pourquoi ils trouvaient ça chiant. J'ai toujours eu hâte d'avoir le mien, parce que c'est juste trop chouette ! Tu fais un gros tri dans tes affaires, boucle trente-six valises, pars acheter tes meubles, tes potes t'aident, tout s'installe dans le nouveau foyer et tout le monde est content. Même qu'à la fin, le proprio il paye une bière à tous ses copains et tout le monde il raconte des blagues en riant. C'est c'que j'm'imaginais, ouais.

J'ai eu tort.

Bon, d'accord. J'ai un appartement meublé. On peut pas le nier, ça enlève déjà les trois quarts du chiant du déménagement. Ok, j'ai pas eu trente-six valises. Juste deux et demi. Parce que j'avais pas le choix, impossible de se trimballer seule plus de trois valises. Déjà qu'avec juste deux, mon corps entier s'en souviendra longtemps... Et puis du coup, j'ai dû tout faire toute seule.
J'me suis donc retrouvée ce matin au milieu du Charlottenbourg, la valise à roulette dans une main, le gros sac Auchan dans l'autre avec cette foutue bouteille d'eau d'1.5L et tous ces autres trucs lourds juste pour dire de rajouter un peu plus de poids, le sac à main avec le reflex dedans donc-attention-fragile-éviter-tout-geste-violent-dans-sa-direction, et enfin le sac à dos. Mais attention, pas le sac à dos de bâtard. Vingt-cinq litres, possibilité d'accroche au ventre et à la poitrine pour une meilleure tenue, deux poches extérieures et une poche sur le sommet mesdames et messieurs, oui. Si j'avais eu un sac plus horrible, je crois que mon dos ne serait plus vivant ce soir. Spéciale casse-dédi tout de même aux deux madames qui m'auront aidé à monter la valise dans les escaliers du métro. L'une a pas dû comprendre pourquoi je bredouillais une sorte de "ja ich, kein problem, ja, bitte, ok, ich bin die Elke" quand elle a proposé de l'aide. Moi exténuée et nulle en allemand interpellée à ce moment-là, impossible de construire une phrase correcte et compréhensible.


la télé n'est pas comprise dans les sacs

Arrivée donc à l'appart' après un moment de flip (habituel avec moi) de "bordel la clé elle tourne pas dans la serrure ça tombe on m'en a filé une fausse juste pour me faire une grosse blague du genre "hahaha tu es tombée dans mon piège et tu te retrouves sans appartement, je suis si maléfique ! Signé : La propriétaire-qui-fait-des-blagues" ", mais en fait non. Une fois la porte ouverte, y a un petit "Bienvenue chez moi" qui est passé dans ma tête. Pas sur l'air de la chanson de Stromae, non.

Jusque là ça va, bien sûr. J'étais juste complètement claquée à treize heures et mes bras et jambes semblaient avoir envie de retourner dormir en laissant le reste de mon corps planté là, en plein milieu du salon. Alors qu'il restait les courses à faire. Fun. L'ancienne proprio a été gentille, elle m'a laissé quelques trucs à manger et pour nettoyer. Donc pas grand chose à acheter. Mais quand même. Du coup j'suis ressortie avec trois sacs, prête à achever mes bras. Pour faire d'abord un Lidl (à cinq minutes de chez moi, tupeuxpastest), un Kaiser et puis un Rossman. Non, je ne fais point de barathon. Ma spécialité à moi, c'est le supermarchathon.

Ca va encore, je ne suis qu'au deuxième étage. Un des appart' que j'ai visité se trouvait au quatrième (sans ascenseur sinon c'est pas drôle), je crois que ça m'aurait fait moins plaisir dans la vie de tous les jours.

Mais attention ! On s'est bien amusé, tout ça, on a acheté les petits paquets de pâtes et les petites boîtes de conserve comme une grande fille, mais les choses sérieuses arrivent ! L'achat du micro-onde. Direction Saturn à l'Alexanderplatz, pour rencontrer cette belle grosse boîte en carton qui te nargue rien que par sa taille parce que tu sais que tu devras la porter jusqu'à l'appart' à la main. Jusqu'au bout du monde. Histoire de te finir bien comme il faut.


même que mon micro-onde, il s'appelle ok.

Alors voilà, à l'heure où je vous parle, j'écris avec mes pieds. Mes mains sont parties dans le monde des pansements et des bains de mains (pourquoi ça existerait que pour les pieds, d'abord ?!), elle ne reviendront pas tout de suite.

Contente tout de même (pour le moment), j'ai tout rangé mes petites affaires, je fais bien attention à rien déranger (pour l'instant), même que je fais la vaisselle direct après avoir sali un truc (l'évier est actuellement assez rempli pour prouver le contraire). Donc je suis contente et je trouve que c'est cool.

Je vous laisse avec quelques photos de mon chez-moi-tavu-reprézente-AIIIIGHT, et vous dis à bientôt.




 mon salon trop chouette qui rend mieux en photo qu'en vrai

 ma super cuisine avec Ok le micro-onde qui tape la pose

 mon armoire qui sera bientôt un gros bordel



 ma super vue sur chez les voisins quand j'aurai envie d'espionner

 mon hall super immense qui sert à rien sauf à ranger l'aspirateur

 mes super lunettes trop fashion

 ma super salle de bain toute blanche

le miroir il est cassé mais promis c'est pas moi



j'en connais un qui va être content d'avoir un lit double géant...

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