Deux mois plus tard.
J'ai relu l'article que j'avais écrit après un mois passé ici, et je me rends compte que les choses ont évoluées. Reportage.
Un mois de plus, donc. Encore une fois, passé à une vitesse énorme. J'ai maintenant pris mes marques et mes habitudes, ne sors pratiquement plus mon plan de la ville, parce que je connais les lieux et stations de métro. Je ne parle toujours pas allemand, mais j'ai pris l'habitude d'en écouter partout et la langue devient familière (même si je ne comprends rien).
Le groupe que je vois régulièrement compte maintenant pour moi comme des amis ; d'ailleurs, je ne cesse de penser à leur départ qui approche de plus en plus vite et je pense que ça va être difficile. On se connait, on parle beaucoup, on rit pour de la merde, et je remarque que chacun dans le groupe a son caractère bien spécifique, que chacun à sa place. Heureusement, Charlotte reste encore ici pour quelques mois, et Maren et Christopher pour un temps indéterminé. Le boulot en lui-même est toujours aussi chiant, mais en comparaison avec celui de facteur, on peut pas dire que ce soit difficile. Je parle avec tous les stagiaires là-bas, ils sont vraiment tous sympas.
Rentrer en France en décembre ? Certainement pas. La maison là-bas me manque toujours, mais moins qu'avant. Je ne veux pas rentrer. Encore moins pour m'apercevoir que Macky n'est vraiment plus là. Alors, j'espère trouver un job en décembre... De toute façon, j'ai six semaines de préavis pour rendre l'appartement, et je finis le boulot dans six semaines. Trop tard donc. Zut alors.
Berlin est toujours une ville qui me fait rêver. Je me suis d'ailleurs demandé plusieurs fois pourquoi cette ville, mais j'ai du mal à me l'expliquer. On me l'a d'ailleurs déjà demandé, et je n'ai jamais vraiment su répondre... Je crois que c'était juste un coup de foudre depuis ce voyage scolaire en 2006 ; j'aime tout de cette ville. Les gens, les lieux improbables, les endroits étranges et magiques, les quartiers si différents les uns des autres, et l'impression de sécurité que je peux ressentir quand je me promène dans les rues à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit.
Alors, voilà ; deux mois plus tard, j'ai l'impression que ma vie française devient plus floue et que ma vie berlinoise se concrétise. Il m'arrive encore d'avoir des moments de doutes, mais je me suis souvenue qu'il ne fallait pas que j'y fasse attention ; ces sentiments de mélancolie et de doute ont toujours été présents chez moi, que je sois à Tourcoing ou ici. Et puis, je suis lunatique. Et puis, je sais jamais ce que je veux. Mais je sais, au fond, que je n'ai jamais été aussi bien qu'ici. Et ça, c'est cool.
1 commentaire:
Hé y a moi aussi à la maison !
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