Je hais les au revoir en temps normal. Encore plus ici, à Berlin, dans ces conditions si spéciales. Mais c'est le genre de truc qui arrive souvent ici, et la seule chose qu'il faut retenir de ces départs, sont les souvenirs de toutes ces personnes qui ont apporté tant de trucs. J'ai beau vivre dans l'endroit que je préfère entre tous, ce sont bien les personnes qui sont autour de moi qui contribuent à rendre la vie ici aussi belle.
Alors on profite au maximum. Et c'est ça qui est bon. Na.
Au programme de ces dernières semaines sans nouvelles justement, était de faire le plus de choses possible. J'aurais fait encore plus si j'avais pu... Seulement, il y a un moment où le corps dit juste stop. Malade pendant quelques jours donc, mais j'aurai vite récupérer pour resortir et me remettre d'aplomb.
Ce qui aura marqué ces derniers jours était ce dernier week-end qui était complètement fou. Le dernier week-end de Christelle et Elodie, et, aussi, le retour de Michael (le british qui était à Berlin de janvier à mars) pour le weekend. Vendredi off, on a commencé fort dès le jeudi en se retrouvant tous pour un verre. Impossible de vous expliquer ce sentiment que j'avais pendant la soirée qui était parfaite. Revoir Micky dans le groupe m'a renvoyée direct en janvier dernier, à l'époque où (presque) tout le monde était encore là et où c'était complètement dingue. Manquait plus que Charlotte et Julien pour que le groupe soit au complet...
Vendredi, j'ai retrouvé Christelle dans la journée pour savourer mon deuxième (et son dixième) döner de Mustafa. Rien que d'y penser, ça me rend folle. J'hésiterais presque à déménager à Mehringdamm pour pouvoir m'en offrir tous les jours..
Samedi a fortement contribué à rendre ce weekend mémorable. Et pour cause : On s'est mis en route pour l'open-festival à Teufelsberg.
Teufelsberg, qu'est-ce ? Wikipédia vous l'expliquera mieux que moi :
Teufelsberg est une colline artificielle avec une histoire hors du commun : elle a été érigée par les Alliés après la Seconde Guerre mondiale avec les gravats de Berlin pendant les vingt années de reconstruction de la ville. Une estimation du volume de gravats utilisé est de 12 000 000 m³, soit environ 400 000 bâtiments.
Les origines de Teufelsberg ne la rendent pas unique, vu qu'il y a beaucoup de montagnes de gravats, « Schuttberge », similaires en Allemagne et dans les autres villes affectées par la guerre en Europe. Ce qui le distingue des autres est ce qui est enterré dessous : une université militaire et technique nazie conçue par Albert Speer. Les Alliés ont essayé d'utiliser des explosifs pour détruire l'école, mais elle était si solidement construite que la couvrir de débris fut plus facile.
Le plus intéressant sur cette montagne, est le bâtiment qui s'y trouve : Une ancienne station d'espionnage américaine, aujourd'hui abandonnée. On n'a pas le droit d'y entrer évidemment...mais ça n'empêche personne de le faire.
Ainsi, on s'est rendu sur cette petite montagne fofolle en compagnie de Jess, Caro, Christelle, Christina, et les deux colocs' allemands de Jess. Arrivés sur place, la queue était incroyablement longue... Le coloc' de Jess se met en quête d'un passage pour entrer sans attendre (c'était gratuit). Il trouve. Après une petit excursion, nous voilà à l'intérieur, nous sentant comme des gosses. L'endroit était génial, la musique cool, et le temps parfait. Les bâtiments abandonnés se trouvant juste à côté de l'open air, les colocs' de Jess et moi nous sommes mis en route pour l'exploration. Malheureusement, le plus gros bâtiment était inaccessible - un garde bloquait l'entrée, mais on aura pu entrer dans d'autres bâtiments et c'était vraiment fascinant. À l'intérieur, plus aucun bruit. La musique s'était éloignée, et on n'était plus que trois, à avancer à l'aide de la lampe torche de leurs portables dans le noir complet, en faisant attention partout où l'on marchait à ne pas tomber dans un des nombreux trous. Un pan du mur cassé au troisième étage aurait pu donner le tournis à n'importe qui en regardant, les pieds au bord du trou, le néant. Etrange de retourner après cette visite, à l'open air où grouillait tout Berlin.
Après avoir profité de la musique (qui était parfaite), et avoir croisé à nouveau le Suisse par hasard, on s'en va vers 22h pour retrouver Micky et Chris à Warschauer. Retour au même bar que jeudi, puis au même club. Tout le monde part petit à petit, Christelle et moi finissons à deux à vouloir tenter le Berghain après s'être mangé un döner. La queue nous aura fait perdre toute motivation, mais on n'avait pas à se plaindre après la journée qu'on avait passée...
Dimanche, je retrouve Jess, Caro et Christelle près de Frankfurter Tor pour zoner toute l'aprèm. Aiight.
Et puis, Mercredi est arrivé. Dernière soirée pour Christelle, direction restau avec tous ses amis proches. Là encore, soirée de folie pour finir par dire au revoir.
Ca fait toujours aussi bizarre. De continuer à vivre ici, sans changer les habitudes, alors que quelque chose est définitivement parti. Alors voilà, une nouvelle période de transition est en train de se faire, et bientôt un nouveau Berlin naîtra avec d'autres personnes. C'est comme ça, et je n'oserais pas m'en plaindre - ça reste une expérience superbe.
Bref - je vous laisse avec les photos de ces derniers jours, prises par Jess, Christina et moi.
D'abord, vendredi dernier -
Puis samedi -
Et puis le dimanche..
Et enfin, le mercredi au restau -
Et deux bonus, prises ces dernières semaines..
Ca aura été deux semaines bien remplies à nouveau, deux semaines de bonheur. Allez là. Les semaines suivantes devraient être toutes aussi fun, puisque Charlotte arrive (enfin !!) mercredi pour une semaine. La semaine d'après, Maren et Romain reviendront peut-être également dans la capitale pour le week-end.. et d'ici trois semaines, c'est mon frère qui débarque ! Hâte comme jamais.









































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