Désolée pour ce moment de silences ! J'ai eu des semaines bien remplies.
Pour vous faire un petit résumé express,
Je suis tout d'abord rentrée en France pour un week-end, début novembre. Ma soeur m'avait fait le cadeau de m'offrir les billets d'avion, alors je n'avais pas d'autre choix que d'accepter. Au programme, beaucoup vu la famille (et seulement, en fait), et deux concerts. Troy Von Balthazar le vendredi soir, et Woodkid le samedi qui était extra. Rentrée le lundi soir crevée, mais contente d'être rentrée pour le weekend (et contente de retrouver Berlin, comme d'habitude).
Le week-end d'après, c'est à Hamburg que je suis allée en compagnie de la troupe ; Jess, Chris, Caro, Paul, Bao et deux collègues de Caro : Héléna et Célia.
On est tous partis le vendredi en fin d'aprèm directement après le boulot en co-voiturage. Je suis allée avec les deux british et nous avons retrouvé notre co-voiturage près de Schlesisches Tor. Un mec très gentil, qui se sera arrêté sur une aire d'autoroute pour que l'on s'achète des bières (pas pour lui !), et qui nous aura donné des tips et même déposés devant notre auberge de jeunesse. En arrivant, on a descendu en voiture toute la rue de la soif : La Reeperbahn, à St Pauli. On en avait entendu parler, de ce quartier. Un quartier où bars et clubs se mélangent aux sex-shops, sex-kinos et aux prostituées qui se battent à coups de moonboots : La gagnante remportera le pauvre homme qui a mal choisi sa route. Les lumières explosent de partout, chaque bar veut attirer le plus l'attention et ils n'hésitent pas à sortir les grands moyens pour ça. Ca m'a fait penser à un mini Times Square en version allemande et un peu plus dégueulasse.
On était les premiers arrivés à l'auberge, mais les cinq autres sont très vite arrivés. Une chambre de 9 pour nous 8, le séjour s'annonçait parfait.
On a décidé le soir-même d'aller faire un tour dans cette fameuse Reeperbahn (qui est donc cette rue illuminée, située dans le quartier St Pauli) qui se trouvait à 600m de notre petite auberge. Rien de bien fou au final, quelques bars à musique commerciale. J'ai été la première à rentrer avec Paul et Bao, mon ventre criant famine ayant remarqué le magasin de noodles juste à côté du club, je n'ai pas su résister longtemps avant de courir m'en acheter.
![]() |
| Une rue adjacente à la fameuse Reeperbahn. Pour des raisons logiques je n'ai pas trop osé sortir le précieux appareil, donc pas d'autre photo pour vous montrer les rues illuminées... |
![]() |
| Ca c'est une photo de Jess. Je me suis permise de lui en piquet quelques-unes. |
Le lendemain, réveil à 9h30 pour se battre à qui prendra sa douche en premier. Le ventre vide, on se dirige vers le centre-ville pour commencer la visite touristique. En attendant le U-Bahn, on a eu la première preuve montrant que le fameux Fishmarkt dont on avait tant entendu parler existait réellement. Il se tient le dimanche, de 5h du matin à environ 8h. On s'est promis d'y aller, peu importe les épreuves qu'il faudrait affronter : On mangerait du poisson frais aux aurores.
Je serai incapable de vous donner les noms de bâtiments, de rue ou de quartiers, je ne faisais que suivre en écoutant désespérément mon ventre gargouiller...
Après s'être séparés, Chris, Bao et moi allant au McDo et les autres se prendre une pizza, on est allés voir une vieille église. Comme je me sens conne de rien savoir (je suivais Jess, c'est elle qui avait le livre du guide touristique), j'ai quand même fait quelques recherches. Cette église était donc la St Nicolas, aujourd'hui en ruine. Petit anecdote : Elle a été pendant deux ans au 19ème siècle le plus haut bâtiment du monde avec ses petits 147m de hauteur. Bon, deux ans, c'est quand même pas mal. Je n'ai pas pris de photo de la chose parce que ce n'est pas joli (et tout le monde sait que je ne prend pas de photo de trucs moches, je n'oserais pas). Si vous voulez voir l'horreur en ruine : Google it !
![]() |
| Toute l'équipe au complet (avec Célia qui regardait par la fenêtre en tentant de combattre son vertige), dans l'ascenseur pour aller mourir de froid dans le clocher |
Il faisait froid et on mourrait à petit feu, encore plus après être montés dans le clocher de l'église fofolle, mais comme on est courageux on a continué la visite.
Cette fois : En route pour le port !
Enfin arrivés au port après une pause café non-négligeable, Jess nous emmène prendre le ferry. C'est intéressant, à Hamburg : Le ferry sert de moyen de transport public comme un autre, ainsi pas besoin d'acheter de ticket spécial. Le même ticket utilisé pour le U-Bahn suffit. On embarque donc et nous jetons dans la pièce intérieure chauffée. Le bâteau se met en route, on profite plus de ce moment pour se réchauffer que pour admirer la vue.
Finalement, on se décide à aller sur la partie ouverte pour fumer une cigarette. Là, le chauffeur nous interpelle cinq minutes plus tard nous proposant d'aller avec lui dans sa cabine (chauffée) parce qu'il y a un cendrier. Si on est poli on accepte hein... La balade continue. Il fait froid, mais on a le coeur tout chaud... La ville n'est pas si jolie, mais elle le devient lorsque de bons souvenirs s'y inscrivent. Les gens sont bien plus aimables à Hamburg qu'à Berlin, et rien que ce chauffeur a servi pour nous le prouver. C'est ainsi qu'une fois dans la cabine, il nous propose de nous mettre à notre aise, et propose même à ceux qui le veulent d'essayer son fauteuil de capitaine. J'étais occupée à me perdre dans la vue pour l'essayer. Et puis, je suis trop petite : J'aurais jamais réussi à grimper dessus.
Notre balade s'arrête après une petite heure de ferry. On descend à un arrêt proche du Fishmarkt, où l'on se remet à suivre Jess vers de nouveaux horizons foufous.
Parce que Hamburg a quelques surprises en réserve. On arrive à un endroit juste à côté du port, avec un ascenseur qui nous propose de descendre dans les profondeurs de la ville. Un tunnel. Mon appareil photo devint fou, moi avec, j'ai perdu la tête et je ne saurais vous dire combien de photos j'ai pris de cet endroit fabuleux.
Je me suis à nouveau permise de faire quelques recherches (c'est quand même mieux de connaître l'histoire de tous ces endroits) : C'est donc le vieux tunnel sous l'Elbe (en allemand, Alter Elbtunnel) qui fut construit en 1911 pour relier les deux rives de l'Elbe. Appelé "vieux tunnel" puisqu'un nouveau fut construit à côté en 1975. À 24m sous la surface, il mesure 426m de long. 426 mètres que je n'aurai pas vu passer.
De l'autre côté, un paysage de rêve qui n'attendait que nous, alors que le soleil se couchait au même moment, nous offrant un dégradé fou et les douces lumières des bâtiments qui commençaient lentement à s'allumer sur la rive que nous venions de quitter, à quelques quatre cent mètres de là.
Le moment de rêve passé, il est temps de tout refaire en arrière, de jeter un dernier coup d'oeil au port avant de retourner à l'auberge. Il est 18h, mais tout le monde est crevé. Une sieste de 1h s'est donc imposée afin d'attaquer la soirée en forme. Le Fishmarkt étant l'épreuve fixée du week-end, on ne voulait pas la rater.
19h. Tout le monde se prépare et l'on se met à nouveau en route pour la Reeperbahn. Un petit détour dans une pizzeria se trouvant juste à côté d'une rue pleine de prostituées reconnaissables aux gros blousons et aux moonboots, on en fait notre occupation du repas. C'est qu'elles se battent, les bougres. C'est que c'est un peu triste, aussi. Des hommes vieux et tristes en approchent deux en même temps, on se demande comment ces femmes peuvent supporter tout ça. Et le pire, c'est qu'elles en redemandent. En sortant, on en voit deux qui se mettent à courir après un homme, seul. À celle qui l'approchera la première. Essouflée et pleine de sueur, qu'est-ce que la gagnante serait supposée dire à cet homme "Prend-moi, et mes moonboots" ?! Il serait peut-être temps de changer de stratégie.
Et le pire ? C'est qu'apparemment, ici à Hamburg, c'est normal de voir ce genre de scène. De voir des sex-shops situés à tous les coins de rue. Il y aurait apparemment dans le même quartier une rue entière cachée par des rideaux, complètement constituée de bordels et interdite aux femmes et aux enfants. Je ne t'imaginais pas comme ça, Hamburg...
Une fois la cheap pizza avalée, on va se chercher une bière et des bonbons. La base.
Et puis, la soirée commence. Une soirée qui partira un peu dans tous les sens - parce qu'on perdra tout le monde, et que je ne serai jamais avec les mêmes personnes. Etant celle qui était chargée de garder l'unique clé de l'auberge, je me devais de rester joignable au cas où quelqu'un souhaitait rentrer.
Alors, j'aurai perdue le groupe pour aller me balader et visiter des endroits surprenants, avec Héléna. Et puis on aura retrouvé les british devant un bar, sur un trottoir bondé. Juste le temps d'aller aux toilettes que tout le monde aura disparu : Je retrouverai Caro et Célia au coin de la rue, et nous nous mettrons à suivre les british pour nous retrouver dans un irish pub cachant un immense club dans le sous-sol. Pas de réseau à cet endroit, et trop de monde pour moi (et musique trop commercial (bah oui, rien ne me plaît, je sais)), je me résigne à remonter au bar, seule, jusqu'à ce que Paul me contacte. Je le retrouve à l'entrée avec Bao et Célia, et on décide d'aller se poser manger les noodles promises. Caro finit par nous rejoindre un peu plus tard alors qu'on perd Paul, et puis Célia arrive, et Paul aussi. Il est 4h30. Pas de nouvelles des british, on décide de se mettre en route pour le fishmarkt.
Cinq heures, on arrive sur le port sous la bruine et sommes parmi les premiers à découvrir le fameux marché. Les noodles ayant calé, on se sent tout de même obligés de prendre un sandwich au poisson. On n'a pas fait tout ce chemin pour rien...
Le corps cassé, on ne perd pas de temps pour retourner à l'auberge. Enfin si, puisqu'on se sera perdus.
Il est 6h30, on se dirige difficilement dans nos lits un peu plus tard alors que les deux british n'arriveront que deux heures après.
Et puis...9h30, il est l'heure de se lever pour quitter l'auberge à 10h. La bataille à celui qui aura la douche le premier recommence, et puis on èrre dans le salon pendant un moment, le temps d'émerger.
La journée sera difficile. D'un côté, ceux tombés malade à cause de ces deux jours intensifs, de l'autres, ceux qui sont juste fatigués à cause de...ces deux jours intensifs. On se traîne, par-ci par-là. On va manger dans un restau traditionnel allemand sans grande conviction, et nous remettons aux balades touristiques, armés d'un café pour affronter le froid qui est toujours là.
Au menu donc, encore des ponts remplis de cadenas d'amoureux, une rue du (je présume) vieux Hamburg, une petite balade dans un parc et la journée finie dans la fête foraine située au Nord de St Pauli.
16h passé, on court pour ne pas louper le train. Et c'est parti pour un voyage de quatre heures, avec un changement au milieu. Mettant un terme à ce séjour fou et plus qu'agréable.
Je n'aimerais pas habiter à Hamburg. La ville est trop grise (encore plus qu'à Berlin !!), et trop vieille à mon goût. Les gens sont foutrement gentils, et il y a des endroits sympas, seulement j'ai l'impression qu'on en a vite fait le tour. Peut-être qu'on ne connaissait pas les bons endroits où aller (sans doute), et dans ce cas je serais prête à y retourner. Mais seulement si c'est avec tout le monde à nouveau. Sinon ce ne serait plus pareil !














































Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire