Et neuf mois plus tard...
Pas fait de compte-rendu depuis des mois ! Il est peut-être temps de remettre ça à jour. Le temps passe si vite que je n'en reviens pas... Les trois quarts d'une année sont passées, et j'ai l'impression de n'avoir jamais autant vécu.
C'est ça, Berlin. À premier coup d'oeil - c'était mon impression en tout cas -, je voyais la ville comme un endroit paisible où tout était possible. Je ne me suis pas trompée pour une chose. L'autre, par contre... Parce que Berlin ne s'arrête pas. Berlin est vivante - vraiment -, et ne laisse aucun répit. Je me voyais vivre ma vie dans cette ville à peine arrivée, et je commence à me demander si je pourrais y arriver. Parce qu'elle bouge beaucoup trop. Et c'est complètement paradoxal, puisque d'un côté c'est ce que j'ai toujours voulu, et ce que je veux encore ! Mais j'ai peur un jour de ne plus arriver à suivre le rythme. On s'arrête un jour, et c'est comme si l'on perdait beaucoup trop d'occasions de découvrir de nouvelles choses... Ici, il faut toujours bouger. Toujours trouver de nouvelles choses à faire. Toujours sortir, toujours rencontrer de nouvelles personnes. Et j'aime ça, plus que tout. Je veux vivre à Berlin le plus longtemps possible. Pour toujours, je continue de le penser.
Mais j'ai décidé depuis plusieurs années de ne plus faire de plans pour le futur, et ne préfère pas imaginer ce qu'il pourrait se passer plus tard.
En attendant, neuf mois plus tard, j'ai marché des dizaines et des dizaines de kilomètres, j'ai rencontré les meilleures personnes qui existent, dis au revoir (ou à bientôt) à pas mal d'entre elles, et continue de passer mes journées avec d'autres. J'ai écouté les meilleurs sons qui existent, suis tombée aux meilleurs endroits aux meilleurs moments sans le vouloir, ai touché du doigt ces petits temps de bonheur qui ont surgit de nul part, à travers des rires, des chansons, des inconnus, des feux d'artifices, de la neige, du soleil, et me suis vu offrir les plus beaux cadeaux - pas forcément matériels. Et puis, un soir, j'ai ouvert les yeux et j'ai vu les plus belles choses que je n'avais jamais vu - vécu les plus belles choses, et compris pas mal de trucs. Sur moi, sur la vie, sur les autres.
Berlin fait vivre à deux cents pour cents, emmène dans des coins supers sombres pour affronter ses propres peurs, et dans des endroits paradisiaques pour calmer haine et angoisse. Berlin est l'endroit pour être heureux, mais sans jamais savoir si ça durera longtemps... Il faut aimer les surprises et accepter de se laisser emporter dans des situations terribles, en n'oubliant jamais que tout finira toujours par s'arranger ici.
Alors, neuf mois après, j'ai l'impression d'avoir pris cinq ans, d'avoir attrapé des rides et atteins mes limites, mais de commencer une nouvelle vie en m'émerveillant sur les trucs les plus banals au monde.
C'est aussi à ce moment que j'ai envie d'ouvrir les yeux au monde et de montrer que le bonheur ne se résume pas qu'aux études, aux règles fixées et à la vie qui s'annonçait vécue d'avance. Il est toujours possible de casser tout ça...pour s'envoler là où l'on a toujours rêvé de vivre.
1 commentaire:
Berlin hein.... Ich vermisse Berlin...
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