De retour après un long moment...que je vais résumer en quelques lignes.
Mon voisin s'est pointé à l'improviste chez moi l'autre soir avec une bouteille de vin rouge - ça explique un peu pourquoi l'appart' était toujours en bordel quand ma soeur est arrivée Jeudi soir. Pas eu le temps de ranger. Après être allées boire un verre avec Jess et Julien, on est rentrée avec un kebab à la main et je me suis dit à ce moment que j'avais bien fait de prendre mon vendredi matin de congé pour me reposer. Après une aprèm de boulot, je suis rentrée dans un appart' tout clean et tout avait été rangé. Magie. Ma soeur confirme n'avoir rien fait pour. Au soir, on est allées avec Jess au Wilde Renate pour explorer le labyrinthe. Grosse découverte. Géniale. En entrant dans le bar à l'ambiance aussi glauque que celle du club, on a dû demander à une hippie qui jouait avec son enfant (j'imagine) sur une table pour pouvoir entrer dans le labyrinthe. Un prospectus à lire et un jeton. Il fallait y aller un par un, j'y suis allée en première.
Je ne raconterai rien de cet endroit, je pense que ça fait parti du jeu. L'intérêt du labyrinthe est d'y aller seul, d'explorer seul et d'y affronter ses peurs - et soi-même. Pour ma part, j'ai effectivement affronté une de mes plus grandes peur et j'en suis ressortie soulagée. Allez, je vous connais, vous avez envie de savoir. Ma peur, c'est celle du noir. Il est possible à un moment de franchir une porte, pour se plonger dans une obscurité totale. En fond, une sorte de musique flippante qui retentit partout dans la salle. Les murs de la pièce sont en brique, on sait qu'on est dans une sorte de cave et l'atmosphère ne suffit pas à arranger les choses. À ce moment-là, on n'a envie que d'une chose : retrouver la lumière. Parce qu'évidemment, quand il fait tout noir, on se retrouve avec ses plus grands démons, et tout ce qui se retrouve autour de nous devient dès-lors complètement fou. Plus on avance dans cette pièce-labyrinthe noire, plus le bruit devient fou et assourdissant, et plus l'angoisse monte. Le but, de cette expérience, à mon avis, est d'arriver à vivre cette peur, de la nourrir un peu et d'arriver à comprendre pourquoi elle est là. C'était un challenge intéressant au final.
Une bonne expérience.
Une bonne expérience.
On a retrouvé plus tard Julien pour un verre, avant de rentrer une nouvelle fois avec un kebab. Le lendemain, visite de la prison stasie. La seule visite qui restait était en allemand, et dirigée par un ancien détenu donc très intéressante...si seulement on avait pu tout comprendre ! Le rendez-vous est pris en tout cas, et je sais que j'y retournerai pour une visite en français, au moins quand mon père reviendra ici. Au soir, rendez-vous chez Jess avec tout le peuple et sortie au Katerholzig jusqu'au petit matin.
Dimanche, un brunch qui n'en n'aura pas été un avec Jess et Jubibu, puis retrouvailles du karaoké au Mauerpark. Au soir, élections présidentielles au même endroit que pour le premier tour. Lundi, shopping et un au revoir à Julien qui a quitté la ville... Au soir, un dernier verre avec la soeur et Jess, et départ de Eve le lendemain.
Bon timing, puisque je suis tombée malade le même jour.
Un rhume, avec fatigue combinée, il fallait bien que ça arrive. À trop vouloir faire, on arrive à ne plus pouvoir faire du tout. Un peu de silence et de calme pour me retrouver et repartir d'aplomb, c'est ce dont j'ai besoin. Pour faire un peu le point aussi... Je traverse une période un peu compliquée qui finira bien par s'apaiser.
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