samedi 12 janvier 2013

aujourd'hui, nouvel an, et flashback sur 2012

Le retour à Berlin le 26 décembre aura été pour la première fois un peu moins magique que d'habitude. L'après-fêtes.
Mais, il restait toujours le nouvel an, et une semaine et demie de vacances à passer avec mon frère. Alors au final, ça allait. Et puis les retrouvailles avec Chatou dans un appart' réduit à une litière/poubelle géante étaient belles. Le pauvre chat avait dû rester toute la journée du 25 et du 26 décembre seul parce que je n'avais pas pu trouver quelqu'un pour s'en occuper. Trois sachets de viande plus tard, il était enfin apte à dire bonjour.

Les vacances se sont passées dans la détente absolue. La mononucléose a tendance à s'allonger sur plusieurs mois - surtout sa fatigue -, alors je continuais un peu à flancher et tenais surtout à arriver à survivre à la grosse soirée du nouvel an. Alors il fallait se reposer (la bonne excuse).

Ce qui a marqué cette fin d'année a été le grand retour de Charlotte. Ca y est ! Elle vit à nouveau à Berlin. Et ça me met en joie. Le soir du 28, on fête son anniversaire avec les berlinois survivants (parce que beaucoup étaient toujours dans leur pays respectif), Chris (qui, après ne pas l'avoir vu depuis pratiquement un mois, m'aura juste dit en arrivant "Haven't you got smaller?! It looks like you've got smaller." d'un ton bien trop sérieux), Aida, Charlotte et Mario. La soirée finira avec mon frère, Chris et moi au Soda club. Je n'avais aucune envie d'y aller, mais Paul insistant, j'ai accompagné. Je ne supporte plus ce club et sa musique commerciale. Mais au final, c'était plutôt drôle et j'aurai passé un bon moment.

Deux jours plus tard est arrivé le fameux 31 décembre. En robe, avec des collants et mon gros manteau, j'avais presque chaud dans la rue. Pre-drinks chez Chris et Christina avec ses trois amis british, ainsi que Charlotte, Mario, Tom et Aida et Bao et sa collègue. Dès la tombée du jour, on avait pu commencer à entendre les pétards et feux d'artifices exploser de partout. Plus minuit approchait, plus c'était fou. On voulait passer la nouvelle année sur l'Oberbaumbrücke, un pont à côté de Warschauer avec l'East Side Gallery à côté, pour avoir une belle vue sur les feux d'artifices.

La rue était folle. Le tram était bondé. Les rues étaient bondées. Les voitures de police n'osaient même plus s'aventurer sur la route, sur laquelle des pétards étaient lancés sans arrêt. Il était 23h45, et pourtant certains commençaient déjà à lancer des feux d'artifices. J'avais déjà connu la nouvelle année l'année dernière dans un émotion dingue, et pensais donc ne plus être étonnée cette année, et pourtant !! Le sourire niais et les larmes aux yeux sont revenus alors que tout le monde faisait exploser (au sens propre) sa joie. On court à moitié alors qu'il est 23h50, puis 23h55, et arrivons enfin sur le pont. On se glisse dans une petite fenêtre pour éviter les pétards lancés en plein milieu (on pourrait y perdre un doigt dans l'histoire). Et puis, minuit sonne. Berlin explose complètement. Tout le monde s'enlace et s'embrasse, puis regarde, en riant et criant, le ciel s'illuminer de toutes les couleurs. Le ciel qui se réverbère dans l'eau de la Spree rend la ville encore plus magnifique qu'elle ne l'est d'habitude. Comme l'année dernière, l'après minuit devient un moment un peu spécial. On se perd dans la contemplation des feux pendant 10, 20, 30 minutes. On en oublierait presque les autres et même la foule autour. Ca ne s'arrête pas. Certain feux sont mal lancés, qu'il faut parfois esquiver. Aida et Bao se font toucher mais s'en sortent avec une bosse. Personne n'aura perdu de doigt ce soir-là !

On finit par se mettre en route pour un bar-club et y resteront une bonne heure. On voulait aller au Club der Visionäre, mais sur le moment on s'est dit que l'entrée à 25€ était peut-être too much...
Un arrêt au kebab, puis un arrêt pour des noodles. Charlotte et Mario rentrent, Chris s'en va peu après. Bao sera partie rejoindre d'autres amis, on aura perdu Christina et ses trois potes britishs. Paul, Tom, Aida et moi finissont nos noodles et allons au Mikz, le même club auquel nous étions allés l'année dernière.

La mononucléose a fait des siennes, dès 2h la fatigue a fait son retour. Inhabituel et pas super apprécié, mais j'aurai tenu le coup jusqu'au bout quand même ! Enfin presque. Incapable de tenir sur mes jambes, j'ai fini les dernières 30min assise dans le club.

Cette année non plus, je n'aurai pas pris de bonne résolutions. C'est le genre de truc auquel on ne se tient jamais, et puis merde, on n'a pas besoin d'attendre le 1er Janvier pour décider qu'on veut faire quelque chose d'une meilleure façon.


Alors, 2012 ?

J'ai adoré 2012. Une année pendant laquelle je me serai sans doute posé le moins de questions que d'habitude, et me serai enfin juste laissé l'occasion de vivre et d'apprécier la vie, belle comme elle peut l'être.

À ces bons moments passés à Berlin, qui sont parmi les plus beaux que j'ai pu vivre, 2012 en contient pas mal qui en font parti et que je n'oublierai jamais. À ces nouvelles amitiés, ces nouvelles expériences, ces nouveaux souvenirs et ces nouvelles pensées. À 2012 qui m'aura changée un peu plus, en bien, pour sûr.

J'aime à dire que ma vie berlinoise se divise en plusieurs chapitres ; le premier allant de septembre à décembre 2011 - le deuxième de janvier à fin août-septembre. Le troisième, de septembre à décembre. 

Des chapitres qui se closent selon les départs de personnes à qui je tiens - Jess est rentrée en Angleterre fin décembre et je sais que la vie ici sera maintenant différente. Pas moins bien, ni meilleure ; juste différente. Comme tous ces chapitres. Jess aura fait parti des trois premiers chapitres, et maintenant, je sais que le quatrième vient de commencer.

Alors, nouvelle année, nouveau chapitre. J'ai conscience que d'autres choses changeront encore bientôt, mais comme je l'ai dit, ça fait parti du contrat qu'on signe en acceptant de vivre à Berlin. La ville du rêve et de l'éphémère.

Ce que je sais, en tout cas, c'est que je vous écrirai un article en Janvier 2014 pour vous raconter comment ce quatrième chapitre se sera passé, et comment cette année 2013 aura été, je l'espère, aussi belle et magique que 2012.

La chanson 2012 pour sûr

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