Pour vous montrer mon sérieux et que je peux faire des efforts pour vos beaux yeux, je vous fais partager mes photos prises dans deux autres endroits abandonnés où on est allés en février :
D'abord, l'hôpital abandonné. Je m'y suis rendue un samedi avec Christina, Chris, Mario, Charlotte et Guillaume (qui était là pour le week-end, joie !). Je n'ai pas beaucoup d'infos sur le sujet, mais ce serait en tout cas apparemment un ancien hôpital pour enfants. Ou pas. J'en sais rien. Le bâtiment est facile à trouver - dans une rue, à côté de l'arrêt de U-Bahn Hermannstrasse (qui est dans un coin plutôt pas mal fréquenté donc). Le truc, c'est qu'en arrivant dans la rue, on a découvert qu'il n'y avait pas qu'un immeuble désaffecté, mais bien trois ou quatre ! Impossible donc de savoir lequel était vraiment l'hôpital pour enfants. On est entrés dans le plus accessible, qui était déjà immense.
Il s'étendait sur trois étages, le dernier étant pour sûr le plus flippant. C'est ce silence, ce silence pas normal dans un endroit bizarre comme celui-là qui rend tout irréel. C'est con vraiment, mais je me suis pourtant mise à flipper alors que j'étais seule au deuxième étage, en plein milieu d'un couloir à moitié plongé dans les ténèbres. J'ai toujours eu une imagination trop développée.
Les squatteurs ici, il y en a eu. Des ballons dégonflés, des signaux qui laissent deviner qu'une party a eue lieu ici, avec quelques canettes de bière pour le confirmer.
Le bâtiment a sans aucun doute servi de refuge, l'insalubrité du lieu le prouve, écoeure, et m'a réconforté dans le fait qu'au final, mon appart' est pas si dégueulasse que ça.
Le lendemain, c'est dans l'usine de glace abandonnée que je me suis rendue avec toujours le même groupe (sauf Chris). Pour l'histoire du lieu, je vous invite à chercher sur Wikipedia.
L'endroit m'a un peu surprise, pas par rapport au bâtiment en lui-même mais plus par sa localisation : Immense, il est pourtant situé dans le centre-ville. On y entre (presque) comme on veut, la barrière interdisant l'accès ayant été ouverte.
À nouveau, on remarque que des gens vivent ici. Pendant notre visite, un mec était en train d'installer des fenêtres dans sa petite maison située au dernier étage, de la fumée sortant de la cheminée. On a préféré éviter de s'aventurer de ce côté - je n'aimerais pas que des inconnus viennent marcher dans mon hall.
Ce qui me fascine dans ces endroits, c'est justement leur silence. Ca éveille mon imagination, ça me force à me rappeler leur passé et à imaginer leur histoire, à imaginer ces bruits qui animaient les lieux autrefois, les personnes qui s'y rendaient, les drames passés et la façon dont laquelle les lieux se sont vidés pour finir, aujourd'hui, vides et tristes. C'est peut-être un peu de ça qu'il y avait dans ce dernier étage de l'hôpital, finalement. Complètement brûlé du sol au plafond, le vent pénètrant à travers les fenêtres brisées, j'aurais presque pu y entendre des ombres chuchoter.




































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