lundi 6 janvier 2014

aujourd'hui, le Brunnen70 rend joie

Mon club préféré est de retour ! Mon club préféré est de retour !

Bon, d'accord. Il est vachement descendu dans mon estime depuis un peu plus d'un an. Pour l'explication, cet endroit nommé Brunnen70 n'est pas vraiment un club. Ce que j'adorais dans ce lieu, c'était la facilité de se perdre dans une des nombreuses salles, de facilement discuter avec n'importe qui et surtout de s'extasier sur toutes les surprises cachées.

L'entrée, dans une rue sombre et perdue, propose aux arrivants de se presser dans un ascenseur d'usine contenant un sofa et une plante. Les portes se ferment, et lentement la cabine descend dans les caves. D'avance, on comprend : Faut pas être claustrophobe. Et puis on entend la musique qui s'approche de plus en plus jusqu'à ce que les portes s'ouvrent et qu'elle nous englobe avec la chaleur étouffante de l'endroit. Et cette odeur d'humidité crados ! Pourtant, on finit par s'y faire.

C'est bien dans cet endroit que j'ai vécu quelques-unes de mes meilleures soirées. Le top : Y aller en grand groupe. On finira par perdre tout le monde, mais peu importe, on finira par recroiser chacun par hasard au fil de la soirée ! Cet endroit magique cependant avait dû fermer quelques-unes de ses meilleures pièces le temps de rénovations. Qui auront pris un an. En retournant là-bas pendant les travaux, j'avais eu le désespoir de n'y retrouver que deux pauvres pièces proposant du son pas top avec une qualité un peu triste.

Seulement, hier, j'ai enfin eu ce que j'attendais depuis si longtemps.

La pendaison de crémaillère de mon collègue british s'est bien passée - les grecs étaient en surnombre, mais les anglais natifs ne se laissaient pas faire pour autant. Après quelques jeux sur la Wii, après avoir lu mon avenir sur un tarot, pris une photo avec Spiderman et sauté dans les bras de George qui revenait tout juste de vacances, je me suis envolée avec Paul au Brunnen70.

Arrivés là-bas, il y avait une petite file d'attente, ce qui n'était pas arrivé depuis un bon moment. Bon signe. Coincés dans l'ascenseur avec des inconnus à moins de 20cm de nos visages, tout ce dont Paul et moi pensions n'était que de prendre un chewing-gum pour épargner à ces pauvres gens nos haleines d'oignon dûes au dürüm fraîchement dégusté. Et puis, les portes se sont ouvertes. Joie.

On a commencé par faire un grand tour de l'endroit pour moi retrouver mon lieu favori, et Paul le découvrir. Une bière acheté, un Pfeffi dégusté, et l'exploration commence ! Une salle d'electro et une salle de techno survolées, nous traversons un couloir plein de papier d'aluminium et arrivons dans une salle décorée de la même manière avec un DJ jouant du R&n&b old-school. Le mec, à côté, filmait comme un dingue avec sa GoPro suspendue à un bâton. Sur la droite, un stand déserté d'Absynthe. Plus loin, un couloir sombre qui conduit dans une salle aux lumières tamisées contenant un bar et quelques tables. Encore un peu plus loin, la musique folle s'estompe et l'on tombe sur un gars, seul au piano d'une minuscule scène, jouant des mélodies mélancoliques. Le public, avachi dans canapés défoncés de trous de clopes, écoute en silence. Sérénité, de se laisser aller et écouter la beauté de la musique les yeux fermés.

Un peu plus tard, on décide de retourner dans une ambiance un peu plus électrique et continuons notre route en tournant dans une salle à droite - la salle vidéo. Là, des canapés, partout. À l'entrée de la salle, deux vieilles télés et des gens qui jouent à Mario Kart. À côté, un télé-projecteur diffuse un film Disney. La déco reste sombre, la salle est crade, on reste dans une cave faut pas trop en demander non plus ! Mais c'est ça qui fait tout le charme de l'endroit. Dans le fond de la pièce, des pots de peinture fluorescentes sont disposées et chacun peut se permettre de dessiner sur la peau d'un inconnu, alors que deux petites enceintes diffusent de la musique rock.

Dans une salle sur la gauche, un clavier, une construction pleines de boutons proposant aux visiteurs d'appuyer sur chacun qui révélera des surprises et des sourires. Presque caché, un couloir rempli de miroirs qui débouche sur la salle des objets. Objets venus de partout, objets bizarres, et, entre eux, des cupcakes vendus 2€.

On a tourné, profité de chaque pièces, sommes retournés écouter le pianiste et l'avons même félicité en allemand à la fin de son petit concert. Après avoir battu plusieurs personnes à Mario Kart, on s'est tâtés pour faire une photo à 5€ que proposait un stand mais faut pas abuser non plus ! c'est cher. Alors on est allés danser un peu, parlé allemand avec des mecs qui s'étaient dessiné des fausses lunettes avec la peinture fluorescentes, et avons collecté quelques bouteilles vides qui offraient 50c de pfand en les rendant au bar.

De quoi permettre à deux français de passer une des meilleures soirées - jusqu'à temps que les pièces ferment une à une et qu'ils finissent par sortir du lieu magique alors que le soleil commence à se lever.



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