Franchement, je devrais me plaindre, parce que ça m'énerve ces weekends sans repos. Voilà. Du coup, je demande à avoir un jour de weekend en plus - histoire de se reposer de son weekend. Je vote pour que le lundi soit un day off ! Qui me suit ?
En fait, ça fait bien un mois maintenant que je suis malade - je traîne un vieux rhume. Bon, vendredi, c'est vrai, j'ai pas été au boulot. Frappée d'une migraine ophtalmique, je suis restée gentiment chez moi. En attendant dans la salle d'attente de ma chère docteur Martina, je me suis même endormi en ayant au départ juste voulu fermer les yeux pour les cacher de cette vilaine lumière qui m'explosait la tête. C'est seulement en entendant un "Frau Andès! Frau Andès?" venant de très loin que je me suis souvenue où j'étais. En ouvrant les yeux, la petite dizaine de patients avaient tous les yeux rivés vers moi et Martina, un petit sourire aux lèvres. Elle s'est bien souvenu de la crise de mon boulot que j'avais faite à la fin d'été, puisqu'elle m'a demandé les sourcils froncés "Arbeiten Sie noch im Online Marketing?" "Ja... Aber nur geht es besser!". Ca l'a rendue heureuse. Et si Martina est heureuse, alors je le suis. Après lui avoir fait un check, je m'en suis retournée chez moi dans l'espoir de commencer à l'avance un weekend calme pour me remettre d'aplomb.
Mais ce ne fut pas le cas.
George me prévint au soir qu'il allait boire un verre avec des amis, et que des collègues à nous allaient se joindre à eux. Bon. J'ai essayé de me calmer pendant cinq minutes en me disant que ce n'était pas raisonnable, et puis j'ai craqué. Mes yeux allaient mieux, alors je pouvais bien aller boire un verre non ?
Arrivée là-bas avec Paul, deux collègues attendaient devant le bar : Aida, une catalane qui était avec son collègue suédois Rasmus, et Ahmed qui est un collègue tunisien. George est arrivé un peu après. Ont suivi Angeliki et son copan Dimitris, puis mon collègue de marketing Jaime qui est colombien. L'endroit en lui-même n'était pas terrible, mais les collègues sont tellement cools qu'au final j'ai pas vu le temps passer... J'ai beau détester la compagnie pour laquelle je travaille pour leur façon de faire à laquelle je n'adhère pas du tout, l'ambiance au boulot se retrouve parfois embellie par ces quelques collègues qui ont toujours le sourire. Et puis, ce truc que j'adore là-bas, c'est cette fameuse ambiance internationale que je n'avais jamais autant ressentie lors de mes deux précédents stages. Au premier stage, nous étions une petite dizaine de français et nous traînions pas mal ensemble Au second stage, les allemands et espagnols étaient en surnombre et restaient entre eux.
Dans ma compagnie, je suis la seule française et c'est quelque chose dont je me plains mais que j'adore plus que tout. Chez nous, on compte une poignée d'allemands, et puis des personnes de plusieurs pays : un brésilien, un colombien, deux grecs, deux catalans, une italienne, un british, un tunisien, une polonaise et... moi. Personne ne parle français, peu parle allemand mais ceux qui savent le fond - ou du moins essayent. Ces derniers temps, je me suis surprise à parler allemand plus qu'avant, ou même de l'allemanglais. Même avec les allemands : ils savent que mon niveau d'allemand laisse à désirer mais je m'en fous maintenant, de dire n'importe quoi. C'est seulement frustrant lorsque je rencontre de nouvelles personnes qui me demandent depuis combien de temps je suis à Berlin. Quand elles finissent par savoir que je suis là depuis plus de deux ans, leur réaction est ceci : "Alors tu dois être bilingue en allemand !!" Aïe... Je parle anglais m'sieur, c'est déjà pas mal me connaissant !
Bref, cette soirée du vendredi a duré plus longtemps que prévu. Chacun est parti au compte goutte, et puis finalement George était le dernier à partir, me laissant seule avec Paul. Qui venait de trouver un billet de 20€ par terre. C'était dès lors décidé : la soirée n'était pas terminée pour nous ! On a trouvé un taxi et avons continué la nuit dans le magique Renate. Là-bas, on a bavardé avec quelques personnes, et puis avons retrouvé Antoine. Avons profité de la musique, et quitté le lieu aux alentours de 7h. La döner box d'Ostkreuz m'appelait, plus que jamais. On est tombés sur un français qui venait d'arriver et avec qui on a bavardé pendant 30 minutes alors que les souris/rats couraient librement sur les trottoirs de la ville et que mes jambes étaient en train de geler sur place, et puis on est rentrés dormir.
Ca m'a tué mon weekend, ça a pas aidé à soigner mon rhume, mais au final j'ai tellement adoré que je ne me plaindrai pas. Tant qu'il y a encore des paquets de mouchoirs, alors on survivra !

1 commentaire:
Je complète (!) :
D'abord, le billet de 20 euros a servi à payer le taxi ! Heureuse surprise, merci môssieur le billet de 20 !
Ensuite, il faut préciser qu'on était plongés, tous ensemble, dans ce p'tit bar, au milieu d'un mix de musiques presque tout(es) droit(es) venues de France. Avec des stromboscopes apocalypticques, et des gens - un p'tit coup dans l'nez - qui se trémoussaient sur une piste de danse de la taille d'une piste d'atterrissage qui pourrait convenir à un modèle réduit filé à un tchô de huit ans. Autrement dit : pas très grand.
Le Renate ! Quel club ! On s'est perdus sur la piste de danse, puis on a croisé M. Tantouze (ok, désolé : M. Homosexuel) qui venait de "La Frésie du Nord" - le mec te dit, avec un accent à couper au couteau : "je viens de la Frésie du Nord", mais toi tu comprends juste : "je viens de l'Afrique du Nord"... sauf que le mec est blanc, et que "Frésie" ça s'écrit sûrement pas comme ça, puisque c'est apparemment un Land allemand... c'est un peu comme imaginer que Johnny Clegg a vraiment dansé à l'africaine ; mais bref, je m'égare - et on a bien discuté avec lui. Puis tiens, voilà que le mec qu'on cherchait dans le club depuis au moins une heure monte les escaliers qui le conduisent à notre mezzanine et nous salue comme s'il avait toujours su qu'on était là. LAUL (n.d.t. (note du traducteur) : Les Aristocrates rigolent, ça te pose Un problème, Lol ?). Et puis, bon, hein, la soirée continue, on repart danser, puis on rentre se coucher.
Fameuse discussion avec M. Je-te-regarde-mais-en-fait-je-regarde-à-côté (oups, pardon : M. Strabisme). Un peu long, mais sympa (un peu long = 45mn devant un kebab).
Puis la sista qui dort chez moi, et puis moi sur le canapé ; et surtout, le lendemain, au réveil, la grosse (comme dirait l'autre) qui te réveille à coup de Mario Galaxy (sur console Wii, Messieurs Mesdames).
Qu'espérer de mieux ?
Sacrée soirée.
Ciel ! Mon mardi !
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