lundi 22 octobre 2012

aujourd'hui, j'avais rencontré Bonaparte

Ce jour où j'ai rencontré les Bonaparte.

"Let's have a small talk", m'a dit le chanteur. Une discussion aussi petite que lui, puisqu'il n'a même pas eu à se baisser lorsqu'il m'a prise dans ses bras furtivement pour me saluer. Oui, ce grand homme un peu fou aux cheveux roses faisait ma taille.

Le groupe avait annoncé sur sa page Facebook qu'il y aurait une exposition de leurs photos live au bar-musée Ramones ce samedi, de 5pm à 7pm. C'est donc en toute logique que j'ai voulu y faire un tour, Jess à mes côtés. Arrivés sur place, pas d'exposition, mais un monsieur d'1m60 aux cheveux roses pétant agrippant une gamine sur ses épaules. Emotion. J'ai compris plus tard qu'ils organisaient cette soirée pour le lancement de leur livre regroupant toutes les photos souvenir du groupe à l'occasion de leurs trois ans d'existence. Ils étaient occupés, je décide de partir et revenir un peu plus tard.

En revenant, le petit homme était dehors et s'est tourné vers moi. "Let's have a small talk". Il nous prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours. "Wow, wow". Ben oui, je suis prude. Et tellement émue que je ne peux pas aligner trois mots. "Ah, tu es française ?", OUI OUI OUI. Ce mec est décidément allumé (et je m'en doutais déjà), le prouvant en face de moi lorsqu'il se met à sortir les célèbres insultes de la chanson "C'est à moi qu'tu parles" (de leur dernier album) à un autre membre du groupe français qui était au téléphone. Allumé, oui, voire complètement fou puisque c'est en plein milieu d'une phrase qu'il se tournera vers un de ses amis et partira le voir sans jamais revenir.

Je n'aurai jamais su dans quelle salle de Lille ils ont joué du coup, mais ce que je sais, c'est que cette rencontre était complètement absurde - tout comme ses cheveux.

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