Saturday 27th of October, as known as the day I entered in Berghain...for 2 minutes.
Le Berghain est un club très populaire ici, à Berlin, mais également reconnu à travers l'Europe comme un des meilleurs clubs du monde. Pourquoi ? De tous mes amis qui ont déjà mis les pieds dedans, tous m'ont décrit la qualité du son comme formidable - et la salle principale comme impressionnante avec son plafond haut.
Or, il y a toujours un mais - sauf que je dis "or" à la place -, l'entrée est très difficile. De tous ces amis, je n'en connais aucun qui ne s'est jamais fait refouler. À ce club, c'est quelque chose de normal ; pas de dress-code ni d'obligation particulière. Le garde à l'entrée pourra dire "oui", ou "non", ou juste secouer la tête en signe de refus que l'on n'en saura jamais la raison. C'est tabou de demander "pourquoi". Et surtout inutile, parce qu'en y pensant le videur ne saurait sans doute pas quoi répondre. C'est également pour ça que je n'avais jamais tenté l'entrée... Je n'ai jamais vu l'intérêt de passer une heure dans une queue interminable pour finalement se voir refuser l'entrée alors que le son à l'intérieur peut nous parvenir aux oreilles, et que l'on sent le bâtiment entier vibrer en harmonie avec des centaines de corps fous. C'est frustrant.
Cette soirée-là, je passai la soirée avec cinq british : Chris, ses deux amis, Christina et son copain. Ils voulaient tenter, on a tenté. Je suis donc passée en première avec Chris (on a fait trois groupes de deux), angoissée en arrivant devant le garde qui venait de refouler les deux couples avant nous. D'un signe de tête, il nous autorise l'entrée, et c'est tout tremblant (pas d'émotion, de froid) que l'on a mis les pieds dans le bâtiment, laissant ce son se rapprocher et rapprocher, laissant cette femme fouiller mon sac, nous réchauffant dans la chaleur de ce lieu bouillant...pour deux minutes.
Personne ne rentre après nous, on finit par comprendre que nos quatre autres amis se sont fait refouler. J'avoue avoir pensé l'espace d'une demi-seconde abandonner la troupe et courir seule vers le bonheur et l'orgasme musical promis. Mais la raison m'a rattrapée : je ne peux pas laisser cinq anglais dehors, perdus à Berlin...ils ont besoin d'une française pour les guider (oui, chers amis, je plaisante). C'est donc la tête baissée que j'ai franchi la porte pour sortir, sous les yeux du videur qui a dû se dire "encore une qui va passer une soirée de merde"...
À la place, on est allés au Brunnen70 où se déroulait une soirée gay (on l'aura appris juste à l'entrée). Bon, c'est différent. Le son est pas merveilleux. Mais au moins, on est tous rentrés, alors qu'on ne remplissait même pas la condition principale de cette soirée : Être gay. Alors, Berghain, tu fais moins ton malin maintenant, hein ?
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