Je confirme ; tenir un blog à jour, c'est pas mon fort. J'ai plus l'habitude.
Enfin, pour le coup j'ai quand même une excuse qui tient la route : J'étais malade cette semaine. Genre, ouais. J'suis malade deux fois par an, et il faut qu'une de ces deux fois-là tombe pendant mon séjour à Berlin. Dans le genre "salut j'ai un organisme de merde qui a envie de me faire chier", suis la première.
Je suis donc restée enfermée dans ma chambre, mercredi et jeudi. C'est drôle, parce que d'habitude, rater des cours m'importe peu, mais là c'est différent. Rater deux journées de cours intensifs, c'est rater beaucoup de choses utiles. Ca fait chier. M'enfin, ils n'auront apparemment vu que le Perfekt, et je connaissais déjà un minimum, donc ça ne sera pas trop difficile à rattraper.
Suis retournée en cours hier ; pas parce que je n'étais plus malade, mais parce que je ne supportais plus de rester enfermée et de rater tant de choses. Les étudiants auront eu l'honneur de voir un zombie débarquer ce vendredi au Goethe Institut (je déconne, quand même, pas à ce point-là). Tous les gens de ma classe ont été super mignons, à venir chacun leur tour venir me demander si j'allais bien, ce que j'avais... Valérie, la française qui n'est pas dans mon cours mais que j'ai vue à la pause, m'a même donné un médoc' pour le rhume.
Les premières heures ont été difficiles, mais après un bon efferalgan, je me sentais à nouveau en pleine forme et la journée s'est très bien passée ; Dana et Angela ont fait leur exposé, toutes les deux ont choisi des danseurs.
On a continué les exercices, aujourd'hui sur le datif. Et moi et les déclinaisons...on n'est pas très copains. Mais, ça a été, c'était pas super compliqué. Faut juste que je prenne enfin le temps d'apprendre tous ces tableaux par coeur.
La fin de la journée est vite arrivée, Wojciech m'a accompagné au SBahn, m'a souhaité un bon week-end, et je m'en suis allée direction l'Hauptbahnhof, pour acheter mon billet de retour. D'abord, j'ai essayé d'acheter le billet comme une grande sur une machine, mais le prix total en revenait à 190€ pour Berlin - Paris. Bizarre, quand même. J'ai donc fini par faire la queue pour demander de l'aide. La personne au guichet, un homme aux joues rouges (oui, j'aime les détais inutiles) m'a répondu "un peu" quand je lui ai demandé s'il parlait anglais, j'ai donc opté pour la solution "je vais essayer en allemand, mais tu vas sûrement rien comprendre". Il a compris, pourtant. Réservation pour le City Night Line, donc, départ à 19h27 le 02 Novembre. Il m'a demandé si je voulais en place assise ou en couchette... Je pense que j'ai dû lui faire peur quand je me suis affalée sur le comptoir en criant presque "EN COUCHETTE. PAS PLACE ASSISE. COUCHETTE.", avec mon accent pourri. En tout cas, il a compris ça aussi, et c'est avec grand plaisir que je vous annonce que je ne passerai pas une nuit de merde pour mon retour en France.
L'homme au guichet a sorti un bout de papier, s'est penché dessus et a dessiné avec beaucoup d'attention et de précision le prix du billet, avec un petit smiley à côté. Trop mignon. Et, 99€ à peine pour le billet (ben oui, à côté du 190€, ça fait beaucoup moins cher, d'un coup). Ma carte bancaire ne passe pas, donc il me dit d'aller retirer de l'argent et me donne une feuille avec les indications du billet, et re-dessine à nouveau un smiley (un peu moins joli que le premier, par contre). Après avoir retiré l'argent et être retournée voir ce monsieur, je finis donc avec ce foutu billet entre les mains et un petit pincement au coeur. Ben oui, ma maison me manque, mais là tout de suite, j'ai pas envie de rentrer. On verra le 02 novembre...
La soirée se passe tranquillement à l'appart'.
Aujourd'hui, je suppose qu'il aurait été plus sage que je reste à l'appart' pour me reposer encore un peu (encore mal à la gorge et tout ça), mais, non, j'ai pas pu m'y résoudre.
Je m'en suis donc allée au S-Bahn, avec changement à Jannowitzbrücke d'où l'on voyait bien la tour,
(je vous l'ai dit, j'ai un problème avec cette tour, à toujours la chercher où que je sois)
En passant devant l'arrêt de l'Alexanderplatz, il avait l'air d'y avoir une manifestation, mais je ne sais pas de quoi. Y avait du monde, en tout cas.
J'ai rejoins le U-Bahn, très très moche d'ailleurs,
On est d'accord, ça fait peur.
Suis descendue à Kottbusser Tor, en plein Kreuzberg. Evidemment, j'ai pensé à Wojciech qui habite dans ce quartier et ai pensé à la très peu probable possibilité que je le rencontre. Et là, paf, je le croise. Il me dit qu'il va faire du shopping, encore une fois, à l'Alexanderplatz (il y va tous les jours). On se quitte, il me dit avant de partir que l'on se recroisera peut-être (mais, non, pas recroisé. Demain, peut-être, qui sait !)... Je sors du U-Bahn et découvre un quartier qui fait peur. Rempli de gens qui font peur, un peu. J'remarque qu'ici, les méchants ont la crête...ça les ferait rire, les racailles de France.
Malgré mon plan, je me perds, évidemment, mais n'y porte pas grande attention : J'erre un peu à l'arrache pour découvrir le quartier. J'arrive finalement à l'SO36, la salle de concert où Killerpilze jouera le 1er novembre. C'était juste histoire de voir comment étaient les environs, et...je pense que je rentrerai en taxi, ce jour-là.
Je continue mon petit tour de quartier et reprends finalement le U-Bahn, pour descendre à Hermannstrasse, et voir un peu où se trouve l'hôtel dans lequel je passerai presque deux semaines. Le quartier est naze, encore une fois. Je repère quand même le Burger King à côté de la station, au moins j'aurai toujours un endroit où manger !
Je récupère le S-Bahn, change à Ostkreuz, et m'arrête à l'Alexanderplatz.
Je remarque plusieurs voitures de police en plein milieu de la place, sûrement à cause de la manif' (mais plus aucune trace quand je suis arrivée),
et continue ma route jusqu'à...l'Oktoberfest. Le coin ressemblait à un marché de Noël, mais sans Père Noël, et une ambiance totalement différente. Pas géniallissime, soit dit en passant. Ca doit être plus sympa le soir.
J'ai rejoins la route du Goethe à pied, et me suis arrêté au Sixties, un restau avec ambiance américaine et FAUTEUILS SUPER SYMPAS (j'aurais pu y rester assise toute la journée :')). À peine un cheeseburger et un coca commandé, que le serveur me répond "merci" en français quand je lui rend la carte. Oui, cinq mots, et il aura compris que j'étais française. Il est fort, ce petit.
Le repas avalé, je reprends et finis ma route avec le S-Bahn, direction Bellevue. Pendant le trajet, j'indique la route à un couple qui me demande où aller pour le Zoo et m'étonne moi-même d'avoir réussi à leur indiquer. Dans le sens où même dans ma propre ville, je sais pas où s'arrête le métro... Je fais quelques courses et rentre à l'appart'.
Et soirée tranquille, encore une fois, avec un film et un bon petit plat à manger.
À demain !







1 commentaire:
Cherche pas à comprendre :)
Et si, je peux laisser passer une telle occasion. Je suis bien partie pour, d'ailleurs.
Sinon, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t'annoncer, je commence par quoi ?
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