dimanche 25 septembre 2011

aujourd'hui, c'était bizarre

Aujourd'hui, je ne vous raconterai pas mes déboires quotidiens, mais plutôt une histoire. Une passion. Un truc très cool.

Gosse, j'avais toujours rêvé d'être accrochée à un truc, de pouvoir y foutre toute mon énergie, et de l'aimer au plus profond. D'avoir un truc pour se ressourcer. Un truc qui rend la vie belle.
Un truc de ce genre m'est tombé sur la gueule il y a cinq ans : Tokio Hotel. Ca a fait comme un déclic, dès la première chanson, dès le premier concert, dès la nouvelle sortie d'album ; j'ai compris que j'avais trouvé le truc qui rendrait mes journées plus belles, et certaines plus particulièrement : La musique. Cette putain de musique, qui fait vibrer tout le corps, fait battre le coeur, fait naître les émotions à deux cent pour cent...

J'ai découvert plein de groupes, plein de musiques, plein d'artistes auxquels je suis profondément attachée. Certains que j'ai pu voir en concert, d'autres pas... Mais à chaque fois, ils sont là, quand je le veux, dans mes oreilles, où que je sois. Français, anglais, belges ou allemands.

Ou allemands. Parce que cette grande histoire, cette passion, a pris une suite bien plus profonde le jour où j'ai commencé à m'intéresser un peu plus particulièrement à un certain groupe. Quand j'ai commencé à aller un peu plus loin que Lille pour les voir, puis un peu plus loin que Paris, puis dépassé les frontières. Au début, cette passion envers eux n'allait véritablement que pour leur musique. Et puis, c'est devenu un monde. Ca s'est élargit, et plein de trucs autour se sont mis à compter. Les voyages en train interminables avec ces filles, les multiples galères dont je ne me souviens aujourd'hui qu'avec un vieux sourire, les concerts, les rencontres là-bas, et les après concerts.

Je m'en suis rendue compte encore un peu plus, quand je suis allée voir les Killerpilze en concert aujourd'hui. Que ce n'était pas qu'un "concert"...juste une autre vie, un autre monde. Une dimension parallèle.
D'arriver sur place, et de retrouver cette onde si particulière que j'ai retrouvé à chaque fois dans n'importe quelle ville où j'allais les voir. Kaiserslautern, Paris, Bruxelles, Munich, Lille, Reutlingen, Francfort. En allant à leur concerts, je ne me rendais pas dans des endroits différents, seulement dans ce petit monde qui est toujours le même, et toujours aussi spécial. Chercher les membres du staff par réflexe, savoir où aller et quand, savoir comment ça se passera et savoir directement l'état d'esprit du groupe rien qu'en les voyant, ça ne m'est vraiment arrivé avec aucun groupe ; cette sensation de les connaitre, et de faire partie de quelque chose. Cette sensation, en entrant dans la salle de concert, d'être à la maison.

Si je raconte ça maintenant, c'est parce que quelque chose s'est terminé aujourd'hui, dans ce petit monde. Ca s'est mis en pause. La fin de la tournée KOMM KOMM KOMM à sonnée dès les dernières notes de la dernière chanson jouée, et un tel changement, ça fait bizarre. Parce que j'ai bien senti, que l'après concert n'était pas le même que d'habitude. Ca sonnait la fin de leur côté, comme des vacances mais en très mélancolique.
Je suis venue, j'ai écouté, profité, chanté et dansé, et ils sont sortis de scène, sortis des backstage, errés deux minutes à côté de l'Europcar, et sont partis la mine fatiguée. Et je les ai regardé partir sans rien dire, en me rendant fatalement compte que je ne les verrais plus avant longtemps.

Le plus bizarre dans ces deux derniers concerts, n'est pas seulement la fin de la tournée ; c'était aussi parce que j'étais seule. Parce que dans ce petit monde, il n'y a pas que le groupe ou le staff, il y a aussi les fans, et spécialement quelques-unes qui sont plus importantes. Et ne pas les avoir à ses côtés dans ces moments-là, ça fait bizarre. De savoir qui aurait dit quoi à ce moment-là, mais de ne rien entendre parce qu'elles ne sont pas là. Et vivre la fin seule, dans ces conditions, c'est spécial. Ca sonnait presque faux. Vraiment, c'était pas comme d'habitude.

En attendant, je crois que j'aurais profité quand même au maximum, et je suis tellement contente d'avoir pu les voir ce week-end !
Surtout qu'encore une fois, c'était mal parti pour... En arrivant devant le You Messe, dix minutes avant le début du concert, j'ai eu la surprise de voir un monde fou qui attendait pour entrer. Et qu'ils ne faisaient entrer personne. Gros bad. Du coup, j'ai été voir les vigiles sur le côté et ai fait ma petite française perdue. "I came from France for this concert, and it will begin in ten minutes !". Désespoir dans ma tête au moment où il a refusé, mais j'me suis dit que j'avais rien à perdre, donc j'ai insisté. Et ça a marché. Il n'a même pas fouillé mon sac, et a hoché poliment de la tête quand je lui ai soufflé un vieux Danke schön tout dégoulinant d'amour. Arrivée dans la salle, le groupe juste avant venait de finir, donc j'ai pu voir les balances une dernière fois. Le présentateur les a annoncé, mais je n'ai rien compris de ce qu'il a dit à part que Fabi avait pris dix centimètres depuis la dernière fois (et il l'a répété deux fois, je crois qu'il était fièr de sa blague). Pas d'intro, ils ont commencé directement par Es Geht Auch um Dich. Les premières chansons passent...comme la veille, mon corps tout entier brûle de pogos, mais mon reflex me dit que ce n'est pas une bonne idée. Finalement, je craque. Je repère Sebhe, lui file mes affaires, et m'envole dans le tas. Et putain, que c'est bon ! La moyenne d'âge n'était pas bien haute, mais des jeunes hommes étaient là pour animer les pogos. Et vraiment, ça fait du bien. Le concert était juste bien trop court.

Et puis j'ai erré, et puis ils sont partis, et puis je suis rentrée chez moi, et puis j'ai mangé des nuggets, et puis j'écris un article sur mon blog.














il fallait que je prenne ça en photo, juste pour le ZOB en hommage à 10Min à Perdre

2 commentaires:

Aradan a dit…

Bref, t'as vu le dernier concert de KP.

LOL
le zboub vaincra ! 8D

Et tkt, ils reviendront ! ce n'est qu'une question de temps ! o/ .

(wtf le truc de captacha ! "actshh" ! mais à tes souhaits didon !)

Faustine a dit…

Mooow ton article rend trop triste. Genre j'ai l'impression que c'est fini depuis des siècles alors que non ça fait 1 semaine. Toute la nostalgie qui remonte en repensant à la tournée d'avril, c'était tellement dingue. Et tu décris parfaitement l'univers qu'il y a, c'est pas un simple groupe, un simple concert avec des simples personnes. C'est eux&nous & tout ce qui va avec. :')
Et surtout respect pour avoir survécu à ce moment de fin de tournée en étant seule haha. Non sérieux ça devait être assez dure quand même.

Bref vivement leur retour :3 Et vivement l'arrivée des filles (et moi j'espère tjs oui) à Berlin pour se rappeler tout ça :)