Ceci est un peu l'article de la honte. Vraiment. Parce qu'après des journées et des journées de visites dans les rues berlinoises, de passages dans les lieux et monuments les plus populaires, je me suis rendue compte qu'il y en avait un où je ne m'étais encore jamais rendue. Et quel endroit ! Le Tacheles.
Petite pause culturelle pour les deux du fonds. Le Tacheles, qu'est-ce ?
En gros, un immeuble squatté par des artistes (bon, en vrai, ils louent un endroit dans l'immeuble pour cinquante centimes par mois, ce qui n'est quand même pas rien). Qui est devenu fameux pour l'endroit en lui-même et ce qu'il dégage.
Je vous avouerai qu'à chaque fois qu'on m'en parlait, on me vendait du rêve. Ca apparaissait même pour certains comme LE lieu à Berlin par où passer.
C'est donc les mains tremblantes et toute émue que je suis arrivée devant la façade complètement décharnée du Tacheles. Pas vraiment accueillant, mais intrigant.
Les murs à l'intérieur sont entièrement recouverts d'affiches et de graffitis. Entièrement.
L'immeuble s'étend sur plusieurs étages, où plusieurs "stands" d'artistes sont disposés. Tout ça avec un fond musical continu et une douce odeur d'encent. Je n'ai pas pris de photo à "l'intérieur", là où étaient les stands parce que j'avais peur que les artistes me chargent, m'arrachent l'appareil photo et le jettent contre un mur.
En tout cas, rien ne m'a interpellée à ce sujet. Des stands comme on en trouverait dans les braderies pour la plupart, avec bagues, bracelets et colliers. D'autres plus particuliers et plus intéressants avec tableaux et autres créations artistiques. De ce que j'ai pu voir/lire, beaucoup d'espagnols. En fait, c'est surtout l'ambiance générale du lieu qui interpelle.
Seulement, voilà. On en parle beaucoup plus que d'habitude en ce moment, du Tacheles.
Ca fait déjà des années que la ville veut raser le bâtiment (ou interdire le squatt ? Je ne sais pas), mais les artistes ici s'y opposent, et d'autres aussi. Plus que jamais aujourd'hui, le Tacheles est en danger. Je ne sais pas quand il devrait disparaître, mais ça ne saurait de moins en moins tarder. À moins que...
On s'y oppose encore, plus que jamais. Sur la photo du dessus, des gens pris en photo avec une affiche "I support Tacheles !". Des centaines et des centaines d'affiches sont collées un peu partout dans la ville afin de montrer leur support pour le lieu, en organisant une soirée à cet endroit demain soir.
Une exhibition gratuite au dernier étage où les tableaux sont posés à même le sol
Et quand on ressort, on a l'impression de revenir dans la réalité. C'est drôle comme endroit. Spécial. Telle que je me connais, j'ai dû rater plein de truc, mais le peu que j'ai vu en tout cas m'a beaucoup plu. Pour le tout, rien en particulier.
Donc, Tacheles enfin visité ; une question me vient maintenant à l'esprit : Que faire ?
Reprenons les bonnes habitudes ; marchons. C'est le grand plaisir que j'ai ici à Berlin, marcher. Sans regarder où je vais, à l'aveugle, en allant là où ça m'a l'air le plus joli. Et en repérant les boutiques sympas. D'ailleurs, je me suis permis un petit plaisir en m'offrant un frozen yoghourt et ben PROMIS c'est délicieux !
Evidemment, marcher comme ça à l'arrache, c'est cool. Mais quand la fin de la journée arrive, je finis par regarder sur mon plan. Histoire de pas voir la nuit tomber devant ma gueule et de pas me faire bouffer par les loups.
Seulement aujourd'hui, j'avais pas pris mon plan avec moi. Et j'm'en suis rendue compte au moment où je le cherchais, perdue dans le fin fond de la ville. Tu sens l'angoisse arriver ?
Eh bah NON. Parce qu'à Berlin, où que t'ailles, tu trouveras toujours un transport pour te ramener là où tu veux. Et puis, au final je me suis retrouvée dans un endroit que je connaissais déjà sous un autre angle : Le Mauerpark (là où il y a la grosse brocante le dimanche). Sauf que bah, y avait pas de brocante (puisqu'on n'était pas dimanche). Juste quelques personnes allongées par terre à écouter des musiciens jouant leurs compos.
Parce que oui, j'vous ai pas dit. Aujourd'hui, il a fait beau. J'étais en T-SHIRT ; et j'avais pas froid. Si. Le début de l'été arriverait-il ?
Sur ma route, j'ai vu ça. Et le nom d'un des groupes écrit en tout petit m'est paru familier, mais je vois pas pourquoi. Quelqu'un les connait ? Killeplizen ?
Bref ; arrivée au Mauerpark j'me suis du coup rendue compte d'un truc. Moi qui avais fait confiance à mon sens de l'orientation hors-normes pour retrouver ma route sans regarder de plan (ce que je fais habituellement, et normalement ça marche), ben, là, ça a loupé complet. Je vous laisse rire devant cette carte et le trajet que j'ai effectué. Imaginez-vous que, pendant toute la route, je me disais dans ma tête "bien, je me dirige droit vers ma maison actuellement". Sauf que non.
Bouh le gros détour. Et le trajet en noir, c'est parce que j'ai pris le tram de là à là.
Sur le retour, j'ai fais un petit détour vers le cinoche près de chez moi pour aller demander si les films sont en VO. Le mec au guichet ne parlait pas un mot d'anglais apparemment, puisque lorsque j'ai voulu lui demander quelque chose (ayant subitement oublié le mot en allemand), j'ai dit "always ?" et le monsieur n'a pas compris. Je dis "le monsieur", mais il devait avoir mon âge hein. Du coup j'ai eu mal au coeur pour lui (et je suis sûre que Severus Rogue s'est retourné trois fois dans sa tombe aussi), et j'me suis décidée à aller voir un film ce soir pour me remonter le moral (et pour répondre à ma question, les films sont en effet en VO). Midnight in Paris, donc.
Je ne sais pas si c'était une exception (j'espère en tout cas) ou s'ils s'étaient concertés avant, mais j'ai trouvé le public fort expressif ce soir. Très, même. Du genre fond sonore de gens qui rient à chaque blague drôle ou complètement naze dans les séries américaines. C'était la même chose. Mais en plus bruyant et plus risible. Et j'ai trouvé ça cool.
Ah oui, aussi. Je vois que le blog n'est pas sans visites, mais personne ne laisse de commentaires. Vous avez le droit, vous savez. Y a pas de taxes. Et je les rends doubles, tkt. Alors lâche tes coms. Insulte-moi en allemand. Rrrr.
Voilà.











4 commentaires:
Vas-y je lâche mes com's tékaté.
Je pense que tu ne dois jamais te promener seule avec Sonia et surtout sans plan, sinon on pourrait vous perdre hahaha :3
Killerwas ? Jamais entendu parlé.
C'est coul sinon avec ton blog tu m'instruis sur BERLIN :D
Ben, j'ai une question. Kesstuparles de Severus ? J'aipakompri.
Nii-san : "Always."
DKLFNB,:SLVNKJXD,;FKBSDWCKJKJ,S WDN,BVLWS,;NXC,DX,ND;
/suicide.
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