dimanche 18 septembre 2011

aujourd'hui, j'ai fait de la cuisine

"Je viens, mais je rentre pas trop tard hein !"

Mais oui.

La journée a réellement commencée à 17h, après avoir fait les courses et des aller-retour inutiles à la Poste à me trimbaler un colis énorme. On s'est donné rendez-vous avec Charlotte, F-X et Romain. On voulait se poser, pas trop marcher. Alors on a été à l'Alexanderplatz. Mais finalement, on voulait pas aller à l'Alexanderplatz. On voulait un beach bar. Et les beachs bars, ils sont pas juste à côté...du coup, on a marché. On est allés se poser dans un bar au bord de la Spree, pas trop loin de l'Haupbahnhof. Encore un peu malade, je dormais à moitié sur ma bouteille de coca, et Wissem nous a rejoint (elle tue cette phrase). Ils avaient envie d'aller ce soir dans un club, je les ai prévenus d'office : Je viendrai pas, trop fatiguée, pas bien. Ils proposent de faire un before avant, et j'ai proposé de les recevoir dans mon humble demeure, puisqu'ils habitent tous en WG. Et puis ça m'arrangeait, comme ça je pouvais rester un peu plus longtemps avec eux, et les laisserait partir à leur soirée ensuite.

On rentre on essaye de rentrer, il y avait des problèmes avec le S-Bahn ce soir...donc on a dû faire le pire détour du monde. On se sépare, et chacun revient chez moi plus tard. Maren (l'allemande) ayant vu notre message pour la soirée de ce soir sur Facebook, décide de passer également parce qu'elle ne faisait rien ce soir. Elle me confie que je ressemble à une fan de Tokio Hotel. Je sais pas trop si je devais prendre ça comme un compliment... Charlotte nous dit que Fido, le tunisien qu'on avait rencontré dimanche dernier, est seul ce soir et se joindra à eux pour les emmener dans de bons bars. Rendez-vous à minuit. Ils est déjà tard, ils doivent se mettre en route s'ils ne veulent pas être en retard (ils l'étaient déjà). Et puis voilà qu'ils insistent pour que je vienne. Je me sentais mieux, donc j'me suis tâtée...mais je me disais qu'une bonne nuit de repos pouvait être pas mal pour récupérer complètement. Mais qu'en même temps, rester seul un samedi soir, c'est quand même assez naze. Ils ont fini par me convaincre en me disant "Boh tu viens, et si tu te sens mal tu rentreras pas tard", et Romain "Je rentrerai pas tard moi, donc on repartira ensemble". J'me suis dit que ça allait être une soirée pépère, donc d'accord. Ces salopiauds m'ont convaincue. Mais, j'ai dit oui à une seule autre condition : Que Maren vienne.

On s'est donc tous mis en route pour la Kottbusser Tor (après les avoir tous retrouvés dans la cour de mon immeuble, dans le trampoline à sauter en pouffant), là où on avait rendez-vous. Fido retrouvé, il nous a emmené dans un bar avec une ambiance purement berlinoise et très agréable ; encore une fois, l'impression d'être à la maison tout en étant dans un squatt. Etrange d'allier les deux (parce que non, ma maison n'est pas un squatt), mais c'est pourtant l'impression qui m'est venue. Un grand bar qui s'étendait en longueur ; les murs nus et gris, le sol qui partait en lambeaux et la lumière sombre. Des sofas partout dans chaque pièces, un babyfoot en plein milieu du passage et un flipper utilisés non-stop. On a passé la plus grande partie de la soirée ici, par petits groupes. Avec Wissem, on a découvert la caractéristique complètement géniale des toilettes de filles dans ce bar : Deux cuvettes côte à côte dans la même pièce. On n'avait jamais vu, donc on a pris une photo (ben oui quoi, c'est super drôle deux cuvettes côte à côte...ben si allez, riez quoi !) pendant qu'une femme derrière criait en rigolant "What are you doing ?! I want to use the toileeets !". Je ne sais comment, un allemand avocat a atterris à côté de moi et nous avons commencé la discussion en français/allemand (lui en français, moi en allemand). Cours d'allemand du soir inattendu, Berlin est décidément pleine de surprises.

Étonnamment, je pense que si j'avais été dans un bar du même genre en France, j'aurais été tout sauf rassurée. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais je sais que ce genre de bar aurait été malsain en France, et que je ne serais même pas restée une heure. Alors qu'ici, non. Tout le monde vivait sa vie, personne ne cherchait personne, et tout le monde se parlait en anglais. Pour faire bonne figure, j'ai répété trois fois que je n'allais pas tarder à partir, et puis...Fido est venu nous chercher, nous disant qu'on allait changer de bar. Ca tombe bien, comme ça je rentrerai chez moi. On se met en route, faisons une pause "Photomaton", et reprenons le métro pour un arrêt pendant que je discute avec Maren qui veut elle aussi rentrer. On regarde le plan. On ralentit le pas de courses, laissant les autres nous distancer. Et puis finalement, on continue d'avancer avec eux. Romain nous dit qu'il voudrait aller dans le club juste dix minutes, et si la musique est naze alors : On partira. Ok. On arrive devant un grand bâtiment dont on n'aurait jamais pu penser que c'était un club si Fido ne nous l'avait pas montré. Et pourtant, quand on arrive dans la cour, on entend bien le son des basses qui résonne en rythme. "C'est dix euros l'entrée." Dix euros ? Oula non, mon porte-monnaie ne supporterait pas un tel choc. Ca m'arrange, je ne me voyais pas aller danser alors que mon corps me suppliait d'aller dormir. On prend la direction pour rentrer, sauf que... "I'm hungry." Oooh, non, il ne fallait pas dire ça ! Avec Maren et Wissem, on se met d'un coup à rêver d'un Burger King, et cette envie ne nous quittera plus, jusqu'à ce que l'on finisse devant le McDo de l'Alexanderplatz. Et puis tous assis sur les marches de la gare, à manger nos nuggets et notre hamburger à quatre heures du matin. Les frites semblent avoir remis Romain d'aplomb. Il entend de la musique dans un bar près de la gare, propose qu'on y aille. J'suis pas certaine... Fido et Charlotte nous abandonnent pour rentrer chez eux, on tente de rentrer dans le bar en attendant notre prochain tram pour rentrer chez nous (qui n'arriverait que dans 30 minutes). Le videur à l'entrée nous dit que c'est fermé. N'ayant pas la patience d'attendre, on rentre à pied après avoir dit au revoir à Wissem qui ne prend pas la même route que nous. Vingt minutes de marche, en se demandant à quelle heure le soleil se lèverait. Maren trouve que je suis petite. Pas compris pourquoi, j'suis pas petite moi.

On arrive devant ma maison, je les salue, retrouve mon lit, et y décède. Mon pied gauche n'aura pas survécu. 


Aujourd'hui, loque.
Levée à 12h30 quand même, j'ai de quoi être fière ! Passage à la laverie, tellement à l'ouest que j'ai failli lancer la machine à 95°...
En faisant les courses hier, je suis tombée nez à nez avec une barquette de fraises, du coup ça m'a donné faim.






Et je me suis donc dis "Mais dis-donc ! Ce serait une bonne idée de faire un truc bon avec ça !"
Du coup j'ai commencé à couper des trucs en ronds et à les foutre dans des moules.


 on dirait de la vraie cuisine, donc je montre la photo parce que je suis fière

à la fin ça donne ça...mais j'ose pas goûter, peur que ce soit dégueu

Voilà.

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